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Millésime 2022 des missions prospectives du Master MTI

Dernière mise à jour : 14 avr.

Le mot "prospective" vient du latin prospecto qui signifie regarder en avant, avec l’idée d’attendre, d’épier. Faire de la prospective, c’est donc porter sa réflexion sur l’avenir pour orienter l’action du présent. Gaston Berger qui a inventé le mot dans les années 1950, écrivait "Regarder un atome le change, regarder un homme le transforme, regarder l’avenir le bouleverse".



Cependant, encore faut-il connaître les différents outils de prospective et savoir les utiliser en respectant la philosophie de cette discipline qui demande de la rigueur mais également une très grande ouverture d'esprit et beaucoup d'imagination.


Pari gagné pour les étudiants du Master Management de la Technologie et de l'Innovation sélectionnés à l'entrée pour leur curiosité et formés durant l'année universitaire à la prospective. Ils ont soutenu le 12 avril 2022 à l'INSTN/CEA Saclay leur mission de prospective devant un jury composé de Dimitri Chuard (Mines/PSL), Denis Lacroix (IFREMER), Lionel Montoliu (INSTN/CEA), Michel Saloff-Coste (Université Catholique de Lille) et Nathalie Popiolek (Adaequate Consulting) qui dirige le module Prospective technologique dans le Master.


Les commanditaires étaient présents aussi pour écouter les consultants juniors qui leur ont apporté à la fois un état de l'art up to date concernant le sujet confié, et des recommandations stratégiques leur permettant de choisir la bonne voie pour atteindre leurs objectifs à long terme.


Parmi les commanditaires qui ont fait confiance cette année au MTI, il y avait :


Clotilde Chagny (I-TESE/CEA) pour un éclairage et des recommandations à l'endroit des politiques publiques pour le déploiement des véhicules électriques en France en 2050 avec un focus sur l'évolution de l'usage des véhicules légers (en ville et à la campagne) et sur celle du concept même de mobilité.


Jean-Marc Daniel (IFREMER) pour une prospective sur les technologies d'observation des grands fonds marins à l'horizon 2030. Au delà des technologies, c'est tout le système de l'observation (technologies, moyens, organisation de la R&D, partenariats public privé, réglementation, etc.) que les étudiants ont su projeter dans le futur en donnant à l'IFREMER les bons leviers pour continuer à compter sur la scène internationale de la recherche océanique.


Andres Lopez Vernaza (Banque de France) qui pour la troisième fois consécutive, a confié une mission aux étudiants du Master. Cette année, ils ont fait une cartographie des nombreux cas d'usage de la finance décentralisée (ou "DeFi") qui est une infrastructure financière numérique reposant sur la technologie blockchain. Le problème est que cette finance émergente élimine théoriquement le besoin d'une banque centrale, ou d'une agence gouvernementale, pour approuver les transactions financières. Comme les cas d'usage se multiplient à une vitesse fulgurante, la Banque de France est obligée de parer aux plus grands risques en anticipant une nouvelle réglementation. Les deux consultants chargés du dossier ont apporté des éclairages fort utiles au commanditaire ainsi qu'à son équipe : les travaux vont être présentés au Lab Open Innovation de la Banque de France dirigé par Sandra Di Giovanni.


Thierry Sobansky de l'Université Catholique de Lille pour une prospective sur le numérique dans l'éducation supérieure à l'horizon 2050. Avec en toile de fond, une réflexion sur l'impact de l'organisation des enseignements, de la diffusion des technologies (IA, Métavers, Neuro-technologies, etc.) et du suivi personnalisé des étudiants, sur l'épanouissement de l'individu et l'atteinte du bonheur.


Chacun des groupes a présenté un des scénarios (le scénario de rupture) sous la forme d’un artefact de type science-fiction : bande dessinée, article de journal (MTI News du jeudi 15 août 2030 avec notamment l'interview d'Alphonse Oumarain, directeur de l'IFREMER), la vidéo de la présentation du Master en 2050... Good job !

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