Quand la logistique devient autonome
- Nathalie Popiolek

- 2 avr.
- 2 min de lecture
🤖 Lors d’un déplacement professionnel à Dallas, j’ai croisé — et filmé — ce petit robot circulant seul sur le trottoir.
Derrière cette scène presque anodine se joue peut-être une transformation des paysages urbains où les robots croiseront trottinettes et piétons.
Il s’agit d’un robot de livraison autonome développé par la société Avride aujourd’hui déployé en partenariat avec Uber Eats dans plusieurs villes américaines.
Avride ne construit pas un service direct au consommateur mais s’insère dans des plateformes existantes (Uber).
➡️ Usage : livraison autonome du "dernier kilomètre" — principalement des repas et petits colis — sur de courtes distances en environnement urbain dense
➡️ Technologie : navigation reposant sur une combinaison de capteurs (lidar, caméras, ultrasons), couplée à des cartes numériques haute définition et à des algorithmes d’intelligence artificielle, avec possibilité de supervision à distance
➡️ Premiers déploiements commerciaux : à partir de 2024 aux États-Unis (notamment Austin et Dallas), avec des flottes encore limitées à quelques dizaines voire centaines d’unités par site, mais en phase d’extension.
Un signal faible… qui interroge déjà les trajectoires à venir
Ces robots pourraient contribuer à réduire le trafic du dernier kilomètre — notamment en substituant certains trajets courts aujourd’hui réalisés en voiture ou en camionnette peu chargée.
Toutefois :
— Leur capacité reste limitée;
— Leur périmètre d’action est contraint;
— Les marchandises sont d’abord acheminées vers des points proches des clients (restaurants, micro-hubs, entrepôts urbains) : des véhicules restent donc nécessaires en amont.
Leur effet dépendra des usages et des modèles logistiques :
— Ils pourraient remplacer une partie des livraisons motorisées en zone dense
— Mais ils pourraient aussi s’ajouter à une demande croissante de livraisons à la demande
🤖 Un objet discret, discipliné au feu, respectueux des piétons…
Et si c’était déjà un signal des mutations en cours dans les mobilités urbaines? À suivre.




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